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 ROBERT JOHNSON Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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 A part un aparté avec l'immense Paul Robeson, je vous invite à reprendre le cours historique du blues dans la catégorie des chanteurs guitaristes. Robert Johnson est moins connu en Europe que par exemple John Lee Hooker, mais marquera une évolution dans cette musique.

 Robert Johnson est né le 8 mai 1911 à Hazelhurst, Mississippi. Sa date de naissance n'est pas connue avec précision, les traces qu'il a laissées suggèrent des dates allant de 1909 à 1912. Jusqu'à son adolescence il porta le nom de Robert Spencer changeant son nom en Johnson pour une obscure affaire de vendetta.1916. C'est à cette même époque que Robert s'intéresse à la musique. Après un premier essai de la guimbarde, il l'abandonne rapidement au profit de l'harmonica qui devient son instrument principal. Avant qu'il ne soit connu il a épousé Virginie Travis en février 1929 qui mourra dans un accouchement en 1930. Il se remariera en 1931 mais garda cette union discrète.

 Il commença à percer dans les années trente reconnu pour sa musique dure et crue mais surtout populaire, sans être spécialement doué pour la guitare. C'est lors de son retour au Mississippi à Robunsonville que les rumeurs ont commencé à se répandre : Robert aurait vendu son âme au diable pour acquérir un nouveau don pour la guitare et la gloire. Cette légende reste présente dans l'histoire du blues, musique maudite. C'est en 1931 qu'il rencontre Son House pour la première fois. Ce dernier, l'écoutant jouer, le ridiculise ("tu ne sais pas jouer de la guitare, tu fais fuir les gens") et lui conseille d'abandonner la guitare pour se concentrer sur l'harmonica. Robert revient finalement à Robinsonville deux ans après l'avoir quitté après avoir étudié le jeu de guitare. Son House est abasourdi par ses progrès réalisés avouant même qu'il est maintenant dépassé. C'est à cause de ces progrès stupéfiants que la légende du pacte avec le diable va naître à une époque où le vaudou est encore très vivace dans la communauté noire du Mississippi

 Johnson a joué ses propres chansons comme d'autre bluesmen, musique généralement populaire. Il enregistrera dès 1936 chez un certains H.C. Speirs, un propriétaire blanc de maison de disques dans un magasin à Jackson. Naîtront alors ses premiers tubes. Sa première session d'enregistrement de Robert est réalisée en novembre 1936 par Don Law. Il enregistre ainsi Terraplane Blues une de ses chansons les plus connues qui devient rapidement un succès pour le label Vocalion Records. La chanson de Leroy Carr, How Long-How Long Blues, semble être une de ses favorites à cette époque pour s'exercer à la musique. Dans ses débuts de musicien à Robinsonville, Robert reçoit l'aide de Willie Brown et de l'inévitable Charley Patton notamment.

Pendant l'année suivante, Johnson a voyagé St Louis, Memphis. Le samedi nuit, le 13 août 1938 il meurt à Greenwood, Mississippi. Johnson a joué sa dernière gigue , dans des circonstances mystérieuses. Certains estiment qu'il a été empoisonné par un mari jaloux, d'autres qu'il a succombé à la syphilis, les deux versions étant aussi vraisemblables l'une que l'autre compte tenu de ce que l'on sait de la vie de ce bluesman légendaire ! Quatre ans plus tard, un cyclone ravageait les lieux de sa mort. De nombreuses rumeurs au sujet de sa mort ont circulé (poignard, poison, le diable se rappelant à lui). L'empoisonnement est la plus répandue et le plus justifié des causes de sa mort.

 Le jeu de guitare de Johnson, en plus d'être adroit et véloce, présentait une certaine originalité comme l'utilisation des cordes basses pour créer un rythme entraînant, comme par exemple sur la chanson « Sweet Home Chicago ». Il utilisait beaucoup les accords ouverts. Par ailleurs, sa voix était également étonnamment haute. Les influences de Johnson sont principalement à chercher du côté de Son House mais aussi de Skip James ou Lonnie Johnson.

Johnson est fréquemment cité comme "the greatest blues singer of all time" ("le meilleur chanteur de blues de tous les temps") ou même comme le musicien le plus important du XXe siècle, cependant beaucoup d'auditeurs restent déçus à la première écoute de ses morceaux. Cette réaction peut être due à une relative méconnaissance de l'émotion brute et de la forme épurée du Delta blues ou tout simplement à cause de la qualité de l'enregistrement médiocre comparée aux standards de production actuels.

 En 1990, Colombia a remasterisé ses enregistrements de blues Ses chansons ont été enregistrées par des artistes aussi divers que Lee Roy Parnell. Il laisse à la musique des morceaux tels que Sweet home Chicago (repris par les Blues Brothers), Travelling riverside blues (repris par Led Zeppelin), Love in vainWalking blues et Malted Milk (repris par Eric Clapton sur l'album Unplugged), Crossroads (repris par Cream), They're red hot (repris par les Red Hot Chili Peppers), Stop Breakin' Down Blues" (repris par White Stripes) etc... (repris par les Rolling Stones),

On enseigne sa poésie actuellement à l'Université de Virginie en particulier.

 

  Lire les 1428 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 14-03-2007 à 17h25

 JOHN LEE HOOKER Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

 

Il y eut avant guerre une pléiade de chanteurs de blues. Chacun apporta sa touche pour arriver au blues tel que nous le connaissons aujourd’hui. Nous savons maintenant que c’est grâce aux grands groupes de rocks anglais que cette musique afro-américaine est sortie du placard d’où le show biz l’avait enfermé. Nous avons écouté dernièrement les homonymes Johnson et Big Bill Bronzy qui furent une charnière entre les différents styles de blues. Du Mississipi à Chicago, les racines foisonnent. La liste de ces pionniers est longue et je ne peux les citer tous mais mentionner : Leroy Carr. Brownie Mac Ghee, Willie « lelion » Smith, etc etc.

En Europe, le plus connu d’entre eux est peut être John lee Hooker, une véritable légende de son vivant, une star qui ne démérite pas cette appellation. C’est d’ailleurs un disque de lui qui m’a rapproché de cette musique qui m’est maintenant si familière quelle est pour moi entièrement intégrée dans mon esprit. En écoutant du blues comme pour un grand nombre d’entre nous, je me crois être né avec cette musique ans la tête.

 Comme la plupart de ses copains et collègues, il grandit dans le royaume du gospel. IL est né à une date encore aujourd’hui inconnue, entre 17 et le 22 août 1917, près de Clarksdale dans le Mississippi. Adolescent puis adulte, il devient ouvrier agricole mais bluesman à ses heures où il apprend des rudiments de guitare. En 1923, le père de Hooker meurt, et John Lee, âgé de seulement 15 ans, fuit son foyer. Il ne reverra jamais ni sa mère ni son beau-père.

 Après diverses péripéties, il s'installe en 1943 à Detroit pour trouver du boulot tout en tentant de trouver des engagements de musiciens dans les bars et les bordels du coin.

Gêné par le brouhaha qui règne dans les bars et pour couvrir ce bruit il utilise lui aussi l’amplification pour sa guitare, avec sa marque personnelle faite d’un style agressif et hypnotique.

En 1948, il enregistre son premier disque, la chanson « Boogie Chillen », dans un style rudimentaire, proche de la parole, qui deviendra sa marque de fabrique et un des plus grand tube de l’histoire du blues.

Encore à cette époque, le métier de musicien noir est un handicap et payé à coups de trique. Il lui fallait enregistrer son des noms différents des morceaux rebaptisés, avec quelques changements dans les textes ou les titres. Si vous trouvez des disques de « John Lee Booker", "Johnny Hooker", ou "John Cooker", n’hésitez pas, il s’agit bien du même.

 Sa musique, très libre sur le plan rythmique, supporte mal l'accompagnement, il est le plus souvent enregistré seul, marquant le rythme à l'aide d'une capsule de Coca Cola clouée sous sa chaussure. Son style reconnaissable et authentique à la fois en a fait l'un des artistes les plus importants de sa génération, et son influence sur les styles qui suivront à fin du le XXe siècle est considérable. Dans les années 50, une partie du public noir se désintéresse du blues au profit du Rythme and Blues, plus entraînant et dansant.

 A ce sujet cette appellation R&B que nous avons vu dans le précédent registre, la première partie de ce blog, est née de l’industrie du disque. Je considère et tout un paquet d'historiens du jazz, les vrais, pas les Teddy Bear comme moi, comme une évolution logique du blues. A noter qu’il fallait sortir de la catégorie des « race records » l’industrie de la musique destinée uniquement aux noirs.

 John Lee Hooker parvient tant bien que mal à se maintenir à flot, mais sa carrière stagne. Jusqu'à ce que les anglais dès les années 60 lui remettent le pied à l’étrier ainsi qu’à un grand nombre de ses illustres potes.

Merci donc à Eric Clapton, John Mayall, aux Stones et même au Beatles qui redécouvrent le Blues. L’accueil des européens a stupéfié ces géants du blues, habitués au mépris des petits blancs des USA. JLH est devenu dès lors une star internationale tout comme Muddy Waters ou Howlin' Wolf. Lee Hooker enregistrera de très bonnes sessions avec "Canned Heat". En 1980, il joue son tube « Boom Boom » dans le film « The Blues Brothers ». A noter que sa prestation est filmée et enregistrée en live et non en play-back, comme pour les autres vedettes du film.

Il se joint en 1989 à Carlos Santana et Keith Richards pour enregistrer un album, « The Healer » qui lui vaudra un Grammy Award. Il chante également plusieurs morceaux aux côtés de Van Morrison, dont "Never Get Out of These Blues Alive » et se produit avec lui sur scène. Il a également contribué à lancer la carrière de Bob Dylan, à qui il a assuré la première partie de son récital, au début des années 60, un jeune homme remarqué par de nombreux journalistes. A la fin de sa vie, Hooker s'installe à San Francisco, il tombe malade en 2001, juste avant une tournée en Europe, et meurt peu après, à l'âge probable de 83 ans.

 En tant que guitariste, son style inspiré du Boogie-woogie (il faudra bien que j’en parle, plus tard) paraît simple, mais hypnotique et violent. Hooker respecte rarement les contraintes du canevas traditionnel et préfère improviser des histoires qu’il raconte : amours trahies, catastrophes naturelles, pauvreté, alcool, drogue… le tout soupoudré de références sexuelles plus ou moins métaphoriques.

 

Je vous invite aujourd’hui à écouter un extrait de « Hobo Blues » typiquement rythmé par la fameuse capsule de Coca-Cola. C’est certainement une légende mais on l’entend parfaitement sur cet l’enregistrement original de la session « Boom Boom Boom »

 

Je vous propose d’entendre plus tard un autre titre de JLH plus « moderne »

 

  Lire les 1514 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 23-03-2007 à 17h14

 JOHN LEE HOOKER II Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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A partir de la fin du 19e siècle et surtout e,entre 1914 et 1940 les populations noires du Dixieland, les Etats du Sud–Est des USA ont émigré dans les centres industriels de la côte atlantique ; Philadelphie, New York et Boston. Les noirs de la Louisiane remontèrent le Mississipi qui les mènera à Chicago, Détroit et Pittsburgh. Quant à ceux de Californie, ils se regroupèrent à Dallas, San Antonio et Houston. Dès le début de la guerre de 1940, la migration s’orientait vers l’ouest, Los Angeles et la baie de Frisco.

Nous avons là la cartographie du blues puisque ses musiciens le même chemin.  C’est Detroit où les usines Ford se sont installé attirant des milliers de pauvres bougres que s’installa JLHooker. Comme tous ses copains, les péquenots, musiciens de blues abandonne la guitare classique pour l’électrique pour se faire entendre dans les bouges où ils se produisent. Le duo guitare piano cédera la place à l’orchestre (réduit souvent au combo), la base rythmique basée par la basse et la batterie formera le Blues urbain qu’il faut distingué du blues rural tel que nous l’avons vu dans les précédents billets.  

John Lee Hooker restera le mythique bluesman du delta, mais flirtera à la fin de sa carrière dans le blues moderne. Il passera du blues traditionnel, en passant par le gospel pendant ses années noires qu’il ne niera pas, jusqu’à des enregistrements plus léchés, moins bruts, arrangés en studio, lui qui se foutait comme d’une guigne des règles musicales du bues de papa. Ce n’est qu’en 1948 qu’il deviendra un nom dans le bizness et gravera le fameux « Boogie Chillen », une référence pour les buesman d’aujourd’hui et des vedettes de la pop music. Propulsé au devant de la scène il consentira en 1970 à s’acheter enfin une belle bagnole et roulé des mécaniques devant les petits jeunes qui viennent l’écouter.

Comme promis je vous propose d’écouter un titre de Brook Benton, enregistre par JLH en 1995, avec excuser du peu Charles Brown au piano. « Kiddio »

P.S

Comme je le dis souvent si vous voulez que je vous «prête», un morceau entier, vous pouvez me le demander, la plupart sont dans le domaine public.

  Lire les 1339 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 03-04-2007 à 17h09

 ARTHUR "BIG BOY" CRUDUP Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Si Johnny Lee Hooker est considéré comme un Bluesman très boogie, Arthur Crudup , Dit Big Boy est très R’n’Roll. Il est considéré par certains comme LE père du Rock, je dirai plutôt un de ses nombreuses racines. Par contre il est vrai que les patrons de « Sun » cherchaient pour leur poulain Elvis, un lien entre la musique black, notamment du R&B qui commençait à marcher très fort dans le commerce du disque et la demande d’un public de teen-ager. C’est pourquoi l’un des premiers tubes d’Elvis fut «It’s All Right Mama » de sa majesté Crudup.  

 Arthur Crudup est né le 24 août 1905. Comme tous ses copains confrères et rivaux il débuta dans le gospel, comme chanteur dans les chœurs. Depuis quelques années, (1) jusqu’en 1939, il chante le Blues dans les rues et bouges de Clarksdale, dans le Mississippi. Puis trouver un nouveau public, une notoriété, bref un peu de fric, il s’exile à Chicago. Nous voilà encore dans l’exode du sud vers le nord. Manque de chance c’est la misère noire pour notre future vedette, jusqu’à que l’on remarque son style. Il signe avec RCA/VICTOR ? Mais comme beaucoup d’artistes noirs, il est berné par son imprésario, jamais reçu des droits d’auteurs pour ses compositions. Il retourne au Mississipi et trouve enfin une petite renommée dans les années 40 à 50 durant lesquels il continue d’enregistrer et accompagne Sonny Williamson et Elmore James déjà connus du showbiz black.

 Déjà on entend dans ses titres percer le R&B derrière le blues du Delta. Il joue de l’harmonica en plus de la guitare électrique maintenant à la mode. Il compose notamment pour BB King, Big Mama Thornton et… Elvis, avec le succès dont je parle plus haut, enregistré par le King en 1954 dans un style rockabilly. Pour des raisons fiscales, et magouillages en tout genre, il a enregistré sous d’autres noms ; Elmore James et Percy Lee Crudup, noms qui se rapprochent de ses grands anciens.

 Ce n’était certes pas un homme d’affaires, loin d’être riche et encore une fois lésé par des producteurs, il laisse tomber le showbiz au cours des années 50. Il effectuera un retour plus tard, notamment grâce au Revival et enregistrera pour Denmark et Liberty.

 En 1969 il fait une tournée en Angleterre puis en Australie en 1972. Il sera l’une des vedettes du Festival de New Port. Un documentaire sur sa vie a été filmé en 1973, il s’éteindra en 1974.

 Arthur Big Boy Crudup restera l’un des grands Bluesman et compositeur qui a su s’insérer dans la modernité sans renier l’origine sudiste du blues.

 Durant les années 40 à 50 il gravera des nombreux tubes : "Rock Me Mama," "Who's Been Foolin' You," "Keep Your Arms Around Me," "So Glad You're Mine," et "Ethel Mae ».

 Et le Tcélèbre "That's All Right" en 1946, avec comme accompagnement une basse et une batterie, ce qui annonce un changement radical dans la façon d’interpréter le blues.

 De plus, très important, c’est le bluesman préféré de ma copine, alors ouvrez vos esgourdes. Un extrait de ce tube universel.

 

 

(1) A noter qu’il apprendra le maniement de la guitare à l’age de 30 ans, c’est dire le don de ce bonhomme.

  Lire les 1471 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 13-04-2007 à 19h37

 BB KING Part One Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Part One.

Riley B.King est peu être le plus populaire des bluesmans, en France notamment. Il fait partie des trois Kings avec Albert et Freddy, ce dernier moins connus mais tout autant d'excellents artistes.

 

Il est né, (j'allais écrire, bien entendu) dans une famille pauvre qui travaillait le coton dans le delta du Mississipi, à Itta Bena, le trou de bal du Sud. Elevé par sa mère établie dans une autre ville, qui meurt alors qu'il n'avait que 9 ans, il travaille comme un adulte dans les champs.

 

Plus tard, attiré par la religion il chante au temple, en apprenant les rudiments de la guitare par correspondance. Adolescent, il continue sa vie de noir dans une grande plantation et un jour il décide d'aller à la ville rejoindre son cousin le célèbre bluesman Bukka White qui lui fraye un chemin dans le showbiz. Il traîne d'abord çà et là dans Beale street, et arrive à se faire diffuser par une radio locale et repérer par Sony Boy Williamson et Sonny Terry, de grosses pointures de l'époque qui connaissent en Europe un grand succès. Régulièrement il jouera dans les boites de nuit du coin et à la radio.

 

Son premier enregistrement date de 1959 suivis de six autres au cours de la même année. Il signe un contrat avec une maison d'édition locale mais continue de se produire sur scène dans les alentours. Lors d'une de ses prestations, la salle prend feu et on raconte qu'il retourna dans les flammes pour « sauver » sa guitare. Au même moment, les pompiers luttaient pour sauver une femme dans l'étage supérieur qui s'appelait Lucille. C'est selon la légende, en son souvenir, qu'il nomma sa guitare ainsi. La fameuse Gibson « Lucille » et toutes les autres d'ailleurs. (Rien à voir avec le titre Lucille de Little Richard. Tiens il y avait longtemps que je n'en avait pas parlé) 

 

En 1951 il enregistre son septième simple, « Three O'Clock Blues » un succès national qui s'inscrit numéro 1 dans les bilboards, 15 semaines de suite. Du coup il se produit à New York et c'est à partir de ce moment qu'il choisit son nom d'artiste, BB King, qui fera le tour du monde. En 1952, rebelote, plus R&B, avec « You Don't Know Me » Please Love Me,", "You Upset Me, Baby."et « Sweet Sixteen, Part I."

Il devient l'un des plus grands interprètes du blues auprès de la population noire. D'une voix chaude et riche, il parle de sentiment et de son humeur du moment. Les plus grands guitaristes notamment les jeunes blancs, anglais où américains ont étudié à la note près sa musique. Celle-ci réussit à unir toutes les tendances des musiques qui ont fait le blues : Spiritual, Jazz, un style devenu une norme. En 1955 Il laisse tomber la radio et part en tournée dans un bus qu'il nomme «Big Red».

 

En 1958 le fameux car de l'orchestre vide est heurté par un camion sur un pont du Texas. Seul le chauffeur meurt dans cet accident. Mal assuré, c'est BB King lui-même qui du faire face au remboursement des dégâts, ce qui lui pris plusieurs années. C'est une des raisons pour laquelle, par manque de moyens, qu il n'a pas pu prendre en marche le train dans lequel s'installaient Fats Domino, Chuck Berry et Little Richard, train qui menait vers la conquête du marché de la jeunesse blanche. Les compagnies de disques ayant misé sur d'autres chevaux, sa carrière en pris un coup.

 

Sa bonne fortune est réapparue au milieu des années 60, comme tous ses confrères, dès le Blues Revival, mené par les jeunes anglo-saxons blancs. Jimy Hendrix, (oui un métis, je sais) Jeff Beck, Georges Harrison, Eric Clapton ont subit son influence et ne s'en cachent pas.

 

Il renoue avec le succès mondial avec "Don't Answer the Door, Part I» en 1966.

Désormais, il se produira dans les plus petits clubs, jusqu'aux plus grandes scènes.

En 1968, il a joué au festival folklorique de Newport, et en 1969 il a ouvert 18 concerts américains pour les Stones. Il passera chez Ed Sullivan comme les plus grandes stars du Showbiz, Elvis ou Sinatra. Viendront d'autres succès "Payin' The Cost to Be the Boss," "How Blue Can You Get," "Every Day I Have the Blues,» et "Why I Sing the Blues.», qu'il chantera aux quatre coins du monde, 300 dates par an, en Europe, Asie, Afrique, Amérique du Sud et Australie. Il enregistrera en 1988 avec U2, un groupe à la mode « When Love Comes to Town »

Cette bête de scène a reçu les plus grandes récompenses du métier. Malgré sa taille son âge il continue de se produire avec une moyenne de 250 concerts par an.

Chapeau Monsieur BB King.

 

Je vous invite à écouter « BB Boogie » enregistrement d'époque très R&B.

Dans une deuxième partie, nous tenterons d'en savoir plus sur ce monstre sacré du blues. Et voir comment il s'est installé dans le hit des bluesmans.

 

 

  Lire les 1541 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 24-04-2007 à 17h31


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  Blog créé le 11-01-2006 à 17h45 | Mis à jour le 01-07-2015 à 17h43 | Note : 6.65/10