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Lou
Rawls vient de décéder à l’âge de 72 balais. C’était un grand bluesmen
dont la voix était célèbre pour son velouté. Le parcours des chanteurs
de blues est souvent la même : enfant de chœur il passa très vite au
gospel dans les années 50, et débuta sa carrière pro dans l’Illinois,
terre du blues, dans le groupe les “Pilgrim Travelers”. Il fut copain
avec Sam Cooke, un illustre artiste, mort trop tôt. Il fait parti
du background de “Bring It on Home”. En duo avec Al Jarreau ils
graveront des galettes de prestiges *. Ceci me donnera l’occasion en
son temps, de parler d’un autre branche du R’N’ R, dont la frontière
est incertaine, la “Soul Music” dont les chefs de files sont
incontestablement Otis Reding, (mort lui aussi très tôt dans un
accident d’avion) et James Brown “The fathers Of Soul” dans le genre
“shouters”. http://www.lourawls.com/
Puisque l’actualité nous y amène, je reviendrai sur une catégorie de la
Black Music, les vocalistes. Hommes et femmes, chanteurs de
bastringues, de bouges et autres lieux mythiques du Sud. Les paroles
sont la plupart du temps indigentes ou obscènes, cachées sous de
grosses métaphores, un pianiste, Jelly Roll Morton, ira jusqu’à prendre
comme pseudo, le nom d’une pâtisserie, oblongue qui rappelle ce à quoi
vous penser. Je passerai donc sur les textes pour ne retenir que le
phrasé et la langue, en osmose parfaite avec les mélodies.
Il m’est impossible ici de parler de tous. Ce blog d’ailleurs part un
peu dans tous les sens, peut-être à l’instar de la fameuse
improvisation chère aux musiciens noirs.
Pour mettre un peu d’ordre dans tout cela, résumons-nous. Nous avons vu
et entendu un morceau de jazz mythique “St Louis Blues” dont le
chanteur n’était autre que Louis Armstrong, puis un pianiste,
“professor” de son état, sans oublier Little Richard qui en fusionnant
ces racines ouvrit la porte, que dis-je, une avenue à une ribambelle de
chanteurs. Nous avons survolé également les instruments de cette
musique, le piano et la guitare. Et j’y reviendrai sûrement. Le jazz,
quant à lui, a ses instruments particuliers, presque dédiés, le piano,
le saxophone et la trompette. Je n’en parlerai que peu, son domaine est
très vaste et il me faudrait ouvrir un autre page perso et devenir
bloguiste professionnel.
C’est pour cette raison que je reprendrai le clavier demain pour la suite de cette saga.
En attendant voici en hommage à notre disparu, un morceau en duo avec
Al Jarreau « Ain't no sunshine » Ici nous sortons du roots, pour aller
la variétoch, tout en appréciant les performances vocales, avec une
pensée toute particulière pour ce bon chanteur de blues et de
soul de la première heure.
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Depuis St louis Blues, la musique noire a fait son chemin. De l'Afrique
où elle est née jusque dans le Sud, elle se transforma en empruntant
encore et encore les styles qui fleurissaient dans les états en deçà du
Mississippi. Dans la Nouvelle Orléans le jazz deviendra la musique «
nationale » d'où naîtront de grands bluesmans et jazzmans. Pou en
revenir à petit Richard, il brillera comme un grand pianiste dans la
lignée de son aîné « Fats » Domino, très grand vendeur de disques dans
le monde black. Né en 1932 très grand « blueshouters » en Georgie,
Penniman trempe dans le Gospel et la musique populaire, il gravera
quelques plages de cette musique à la fois religieuse et profane,
contrairement au negro-spiritual qui lui ne chante que des textes
sacrés de la Bible. Bientôt les chanteurs noirs, mélangeront les deux
comme le fit Mahalia Jackson la Dame du Negro qui ira jusqu'à chanter
du jazz. Parallèlement les chanteurs blancs se rueront dans la
brèche ouverte par les pères du Rock n' roll. Comme Chuck Berry dans le
monde de la guitare. Tous les grands groupes qui naîtront dans les
années 70 et 80 s'inspireront de ce grand guitariste. Les artistes
interprètes blancs de l'époque pianistes et guitaristes respectivement
Jerry Lee Lewis et le non moins grand Carl Perkins s'inspireront des
fondateurs du Rock. Ils apporteront leur propre style essentiellement
country avant qu'elle ne redevienne cette musique d'ascenseurs que nous
pouvons entendre aux USA. Revenons à nos moutons. Les ingrédients
de la musique noire qui donneront naissance au Rock n' Roll sont bien
entendu le Boogie Woogie. Par nature une discipline pianistique qui
consiste à s'accompagner de la main gauche sur le thème du blues, les
fameuses 7 notes tandis que la main droite s'évade dans
l'improvisation, une donnée essentielle du jazz qui sera abandonné par
les combos qui fleurissaient dès avant la seconde guerre et qui
apportèrent leurs pierres à l'édifice. Ces petites formations
étaient soutenues par des guitaristes qui au nom du jazz avaient leurs
propres solos. Les guitares utilisées dans les enregistrements de
Little Richard étaient des « Les Paul » du son concepteur. Jimy Hendrix
qui tourna avec notre petit Richard explosa avec sa Strato fender ou
caster. (Ceci pour les puristes) Une petite photo qui illustre ce
propos en couverture prise chez un pro de la guitare de ma région (Et
collectionneur : salut Gérard) Aujourd'hui je vous propose
donc en attendant le tour de Jimy un morceau de boogie. Un sommité du
piano, un black de chez black, l'inspirateur des pianistes qui feront
fortunes. Une petite démonstration. Que celui qui ne tape pas des pieds lève le bras. A bientôt pour la suite.
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Nous
avons vu hier le choc que représente ce morceau qui a été repris en
concert par tous les groupes blancs comme les Beatles à leur début. Ce
titre a été repris par Elvis Presley et….Pat Bone, une
catastrophe que la maison de disque voulait mettre en concurrence avec
le marché de la jeunesse blanche. Le disque distribué en France était
un super 45 tours assez exceptionnel puisque apparaissait 4
titres tous inscrits aux Charts américains. Outre tutti Frutti, Rip it
Up, ReadyTeddy et Long Tall Sally. Ce
n'est pas par hasard, cela est du à l'originalité du « son » du talent,
mais aussi de politique marchande des majors qui tentaient une percée
dans la distribution auprès du public blanc fan d'Elvis. Le son est à
la conjonction de tous les courants populaires de la musique noire
américaine. Le Blues au entre de tout, la fameuse noire bleu que les
musiciens tentaient d'obtenir qui sur sa guitare qui sur son piano ou
son chant. Le jazz déjà une concentration de musique européenne et des
courants musicaux du Sud. On y retrouve le gospel song dont Little
Richard est un des grands interprètes, le tout relut par le Rythm and
blues d'avant guerre qui fera fureur dans la population noire
américaine. De Louis Jordan à Cab Calloway tous deux chanteurs de
grandes formations. Le Rock and roll qu'illustre Richard Penniman est
donc une pépite, une concentration du meilleur de ces sources dans
lequel passera une énergie rarement égalée. Otis Reding dans ses débuts
est un interprète à la limite du plagiat de Little Richard. Joe Cocker
et Tom Jones également. Conjonction
? Il faut remonter chronologiquement pour le comprendre. C'est pourquoi
aujourd'hui je vous propose d'écouter et nous pas d'entendre une pépite
« mère » qu'est le succès inégalé d'une composition de W.C Handy. « St
Louis Blues » interprété par Louis Armstrong et qui date de 1929 ou 24.
Tout y est, le blues orchestré et une pincée de mazurka, les chorus le
talent du trompettiste et du chanteur exemple du swing.
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Premiers pas avec une rencontre qui date de 1954 environ lorsque.......
Nous
sortions, mes copains et moi d'une séance de cinéma dont je ne rappelle
pas le film. C'était donc un samedi après-midi et dans le café où nous
avions établit notre P.C un juke box trônait duquel sortaient des
chansons de l'époque comme " Come Prima" et autres tubes. Nous étions
environ en 1954 et déjà sur les radios Bill Haley faisait rage avec son
"Rock round the clock" genre de musique qui nous faisait baver. Ce jour
là le patron du bar italien qui nous accueillait nous signala qu'une
nouvelle série de microsillons avaient été installés en nous
recommandant de choisir le N° 48. Une pièce de 20 centimes et nous
sommes entrés dans un autre monde. Tutti Frutti de Little Richard. Un
coup de folie. C'est ce que vous pouvez entendre actuellement. Ce
morceau repassa environ trois millions de fois dans l'après midi. Au
point où le patron cri que son appareil était en panne et de couper
l'alimentation tellement il en avait marre. Seul rade dans le coin à
distribuer Little Richard, le lendemain nous étions là bonne heure.
L'autre
face était "Ri ire up", une reprise de Bel Haley l'homme à la mèche
collée qui le rejeta directement dans le rayon des seconds couteaux du
Rock. En attendant Elvis. C'est le début d'une histoire.
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