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Sa famille s'est déplacée à Houston quand il avait sept ans et eut comme modèle les vedettes d’alors Johnny "guitare" Watson et de Johnny "Clyde" Copeland, Il a commencé hors de prendre des leçons de clavier. Son idole quand il était un de l'adolescence était l'organiste Jimmy McGriff sur Hammond B-3. Mais avant qu'il ait eu 18 ans, il a préféré la guitare, en entendant ses nouveaux héros, Clarence "Gatemouth" Brown, Lee Hoocker, T-Bone Walker et bien sur, Lightnin 'Hopkins (son cousin) dans des boîtes de nuit de Houston. Collins a commencé à jouer dans ces mêmes clubs. C'est également à ce moment qu'il a commencé sa " guitar walks " ce qui l'a rendu extraordinairement populaire devant le public notamment blanc. Albert Collins débute sa carrière en se produisant au fil des années 50 dans divers clubs de Houston et de ses environs. À partir de 1958, il commence à enregistrer ses premiers titres. Développés autour de la thématique du froid (The Freeze, Frosty...) ces morceaux lui valent le surnom de « The Iceman ». L'idée lui serait venu un soir de tempête de neige dans sa voiture, alors que les essuie-glace étaient gelés. Sorti en 1962, Frosty est un premier succès commercial, mais sans véritable suite pour Albert Collins, dont la carrière ne décolle pas vraiment au-delà du Texas. Janis Joplin et Johnny Winter étaient dans le studio quand il a enregistré la chanson. Selon Collins, Joplin a prévu que ce titre deviendrait un hit, lequel qui deviendra une obligation dans ses tournées
Un premier tournant survient en 1968 lorsque Albert Collins est "découvert" lors d'un concert à Houston par Bob Hite, le chanteur du groupe de blues-rock Canned Heat. Albert Collins peut alors surfer sur la vague du blues revival qui remet son genre musical en haut de l'affiche et signe un contrat avec la maison de disque Imperial Records qui lui permet d'enregistrer trois albums. C’est à partir de là qu’il a commencé à se rendre compte qu'il pourrait chanter également et travaillant avec son épouse Gwen, il a co-écrit plusieurs de ses chansons classiques comme "Mastercharge" La mode du blues passant, Albert Collins retombe dans un certain anonymat au cours des années 1970. Il lui faut attendre la fin de la décennie pour voir sa carrière véritablement décoller. En 1978, l'Iceman (surnommé également The Master of Telecaster en référence au modèle de guitare sur lequel il joue) retrouve néanmoins les studios en signant un contrat avec le label Alligator. Il publie l'album Ice Pickin' qui est un véritable succès. La glace n'est plus seulement une thème récurrent de ses chansons, mais bel et bien un style de jeu à part entière. Son jeu agressif et dynamique donne l'impression qu'il frappe les cordes de sa guitare avec un pic à glace. Jimi Hendrix a cité Collins comme l’une de ses influences majeures. Il enchaîne avec les albums Frozen Alive et Don't lose your cool également bien accueillis (Don't lose your cool recevra d'ailleurs la récompense du meilleur album de blues de l'année en 1983), puis par le Live in Japan (1984) qui restitue assez fidèlement l'énergie de ses concerts et son blues aux intonations très funky.
Devenu un des guitaristes de blues les plus cotés de sa génération, Albert Collins publie son dernier album en 1991, simplement intitulé Iceman. L'année suivante, il part dans une longue tournée internationale avec son groupe (The Icebreakers) au cours de laquelle on lui diagnostique un cancer des poumons. Le remarquable album issu de cette tournée (Live '92-'93) sortira peu de temps après sa mort, survenue le 24 novembre 1993 d’un cancer du foie... ou des poumons c’est selon. Et si on s’écoutait un morceau de ce Collins. ? Une de ses dernières créations « Travelin’ South »
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 Dans le monde du blues il y des phénomènes, Taj Mahal en est un . C’est par le reggae que j’ai connu cet étonnant musicien avec son sublissime Album « Mo’ Roots »
Il est tout à la fois, chanteur, instrumentaliste, compositeur et arrangeur et joue un rôle important dans le monde de la musique noire américaine. Après un blues traditionnel à la guitare métallique, il entre dans la World music avec un talent époustouflant. Il fusionne toutes les musiques afro-américaine y compris d’Amérique latine et les musiques des Caraïbes. On retrouve les rythmes latins, jazz, de la soul et du R&B toujours dans l’esprit du blues.
Il est né Henry Claire Fredericks à Harlem en mai 42 (mon aîné) et a grandi à Springfield, (Massachusetts) Ses parents religieux encouragèrent leur rejeton à « faire « de la musique Son père, natif des Caraïbes, avait une vaste collection de disques dans laquelle Taj trouvera l’inspiration. Il apprend le piano mais laisse tomber très vite. En plus du piano, il a appris la clarinette, le trombone et l'harmonica, mais aime aussi et surtout chanter. Il découvre la guitare du grand père et s’y colle sérieusement. Adolescent il est un jeune virtuose de Caroline du Nord et fan des grands aînés, tandis qu’étudiant en agriculture, il s’intéresse à l’étude des formes plus anciennes de musique afro-américaine. Dès 1960 il prend le nom de Taj Mahal (le Palais en Inde) et se lance dans le métier dans diverses petites formations. En 1964 il apparaît dans les clubs de L.A.
Il a travaillé avec Otis Reding, Les Temptations, Martha et les Vandella, entre deux voyages. Et côtoyé les plus grands bluesmans et les musiciens vedettes caraïbéens. Ce qui ne l’a pas empêché pas d’enregistrer des musiques hors du blues et réaliser de grands sucés comme en 1973 une bande son pour "Sounder". Puis, en 74,le célèbre Mo’ Roo’ts renommé World Music sur le CD. Malheureusement il manque la magnifique pochette du vinyl, un véritable scandale. Autre scandale pour les puriste du blues pour son incursion dans le reggae C’est l’une des rares fois qu’il fallut faire la queue pour acheter ce disque à la FNAC. Ce que je fis pour un unique exemplaire par personne, les autres furent en premier Bob Marley « No Woman no Cry », ensuite Billy Cobham pour « Spectrum » et le dernier LKJ pour « Voice Of Victory ». Peu présent sur le marché dans les années 80 occupé à la recherche musicale à Hawaii où il habite, il est revenu à l’enregistrement et aux tournées dans les années 90 et continue un carrière très remarquée et reçu un Grammy en 1997 après avoir été nominé 9 fois. En même temps, Taj a continué à explorer la musique du monde. Il a rejoint les musiciens classiques indiens sur "Mumtaz Mahal" en 1995, a enregistré l'île sacrée, un mélange de la musique hawaïenne et des blues, en 1998. Il apparaît avec Toumani Diabate, joueur malien de kora pour Kulanjan en 1999. Depuis 2000, Taj a enregistré, « Shoutin ». Sa carrière s’est déroulée en dehors des majors du disque et enregistré pour des studios indépendants, quoique chez Columbia il fit de beau sucés commerciaux. IL a sa propre étiquette les disques Kanju et déclare à tous vents qu’il se destine à lancer les jeunes talents. Il se produit avec un combo composé de la basse de tambours et d’une guitare d’un piano et d’un banjo dont il joue lui-même.
Je vous invite à écouter, tiré de ce fabuleux album, un extrait de « Johnny To Bad ».
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Nous allons quitter peut, (peut être pour un court instant) les racines du blues, sachant très bien que le boulot n'est pas terminé. Il reste à parler et de faire connaître une multitude de bluesmans, plus talentueux les uns que les autres. Aujourd'hui je voudrais vous parler d'un de mes préférés, ce qui ne regarde que moi, mais j'y tiens. Junior Wells très souvent en compagnie de.
Plus jeune parmi les rands il est né George Buddy Guy né le 30 juillet 1936 à Lettsworth en Louisiane. IL fut bien sur dès son enfance influencé par les maîtres de l'art : Johnny Lee Hooker, Muddy Waters et Wolf, que nous connaissons bien maintenant. Comme beaucoup de ses prédecessurs, fauché comme les blés, in se fabrique une guitare avec les moyens du bord. C'est à 16 ans que son père lui offre une vraie guitare, mais avec deux cordes ! Alors qu'il tentait de jouer sur cet instrument un inconnu l'aborda, lui confiant qu'il l'écoutait depuis plusieurs fois et lui proposa de lui acheter une vraie guitare cette fois –ci. Le voilà maintenant avec de quoi jouer véritablement et s'entraîner sérieusement et il ira donner un peu plus tard un concert à Baton Rouge, une des capitales du Blues, avec les vedettes locales ou régionales comme Big Poppa John Tilley Band, Lightnin' Slim, Guitar Slim, Slim Harpo ou Lazy Lester. Sans espérer faire carrière dans ce domaine, il décide, on ne sait jamais, de se rendre à Chicago en 1957, plutôt que rester en proie au racisme des blancs du Sud. IL traîne la savate et crève de faim dans cette capitale qui regorge d'artiste qui veulent faire carrière. Là encore comme l'inconnu de ses débuts il rencontre un autre bonhomme qui lui offre un whisky s'il veut bien chanter pur lui et l'entraîne dans un bouge où joue Otis Rush ! Et Buddy Joue « The things I used to do » Otis implore le patron de la boite de l'engager. Banco il joue et se fait remarquer par Muddy Waters lui-même. Jouant dans ce genre de tripots, il rencontre d'autres musiciens, comme Magic Sam, Earl Hooker ou Freddie King. Puis ce sera sa rencontre avec BB King qui lui mettra le pied à l'étrier. Il rencontre un joli succès et se produira dans les grandes salles de Chicago, le Club 708 ou encore au Trianon Ballroom. Mieux encore il rencontre Willie Dixon en 1958, que je considère comme un patron de la Black Music. C'est avec lui qu'il enregistrera pou Cobra "Sittin' and cryin' the blues", puis au studio Chess il sera guitariste maison. Il sera aux cotés de Ike Turner(This is the end) et Otis Rush, Sonny Boy Williamson, Muddy Waters et Willie Dixon en personne. Il enregistrera en solo , « Sit and cry, Try to quit my baby. » « Broken hearted blues et surtout « First time I met the blues » Il est connu en France pour ses duos avec Junior Wells harmoniciste et son album "Buddy Guy & Junior Wells play the blues"
Durant les 60's/70's, il enregistre plusieurs classiques du Chicago blues comme "A man and the blues", "This is Buddy Guy" (avec Clapton), "Hold that plane" et surtout "Stone Crazy". C'est une star, grâce au soutien d'Eric Clapton qui le cite souvent comme une de ses grandes influences, Buddy parvient à toucher facilement le public blanc et part en tournée à travers le monde. En 1965 en Europe à l'American folk blues festival. En 67, il au Mariposa folk blues festival à Toronto. En 1970, il fait même la première partie de la tournée française des Rolling Stones. Face au R&Roll, comme tous ses copains déjà cités, c'est la dégringolade. Dans les années 80 c'est encore pire. Malgré le Revival. Il tente de faire surface, mais a perdu l'inspiration et se contente de faire de la démonstration de sa dextérité sur une 6 cordes. Il grave néanmoins avec son copain Wells quelques galettes : "Buddy Guy and Junior Wells play the blues", "Buddy Guy and the Juniors", "Drinkin' TNT" ou encore "Going back" ressorti en 1991 sous le titre "Alone & acoustic Il refait surface et sort un album à la mesure de son talent : "Damn right, I've got the blues" en compagnie de Mark Knopfler, Jeff Beck et Eric Clapton. Fort de ce succès inattendu, il sort juste après le sublime album "Slippin' in" en 93 et assied définitivement son image de grand bluesman en jouant au côté de plus jeunes comme Jonny Lang. En 1989, il ouvre son club "Legend" à Chicago. Buddy Guy est aujourd'hui une véritable légende du blues et un virtuose de la guitare, adulé tant par les guitaristes de blues que de rock et considéré d'ailleurs par Eric Clapton comme le meilleur guitariste au monde. En tout cas, son nom restera à tout jamais associé au Chicago blues à côté du grand Muddy Waters. Pour faire un bond en avant dans le blues je vous propose un extrait de "Honeydripper": side man Eric Clapton et Dr John.
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<P class=MsoNormal style="""MARGIN: " 0cm 0pt\? ?>Un petit sommaire. En le lisant écoutons un peu de musique.
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Tampa Red de son vrai nom Hudson Whittaker est né en jan.
1904 dans Smithville, GA. Parmi les plus grands et historiques guitaristes de
blues, Tampa est l’un de ceux qui marqua toute cette histoire en créant
techniquement un modèle musical reconnaissable et largement imité. Ce fut l’un
des premiers bluesmens à utiliser une guitare électrique et a formé un lien
essentiel entre les blues ruraux des années 20 et les blues électriques de
Chicago d'après-guerre. Il est considéré comme l’un de premiers guitaristes
urbains à l’opposé d’autres classés roots et aux jeux plus limités
La première inspiration musicale de Tampa était son frère,
Eddie, qui a joué de la guitare dans la région de Tampa leur ville d’adoption.
Pendant un moment, il suivi un musicien appelé Piccolo Peter dans les rues de
la ville. Il s’inspira également des enregistrements de chanteurs de blues
hommes et femmes comme Ma Rainey, Bessie Smith et Ida Cox. Il est connu pour
avoir créé autour de lui dans sa propre maison un clan de bluesmans qui deviendront
des stars. Un studio, une salle de répétions, bureau d’agence et refuge pour
les plus démunis.
Il fut célèbre dans les années 20 et 30, et surnommé « le
magicien de guitare, » grâce à un large répertoire : Jive, mais surtout du
blues. Il enregistra pendant plus de trente ans de1928 à 1954 ses compositions
et joua des oeuvres comme «Crazy Blues" avec Mamie Smith. Il partagea une
grande amitié avec B.B Bronzy qui ne pourra l’empêcher d’être esclave de l’alcool.
Pendant son apogée il jouait un peu partout : Clubs,
barrel-house et tavernes, au départ, dans les rues et dans les spectacles de
Vaudeville très prisés à l’époque.
En 1925, Tampa gagne Chicago et commença à jouer le blues
dans la rue. C’est là qu’il rencontra son duettiste, une rencontre qui a changé
sa vie. Dorsey était un pianiste, un compositeur, et un arrangeur accomplis qui
avait exécuté et enregistré avec les principaux chanteurs féminins de blues de
l’époque. C’est lui qui présenta Tampa Red à J. Mayo Williams, un ponte de chez
Paramount, chez qui il enregistrera son premier 78 tours «, "Through Train
Blues » lequel n'a pas remué beaucoup de monde et il dû partager la
galette avec Blind Lemmon Jefferson. Mais son deuxième disque, crée en 1928, a causé une sensation
«It's Tight Like That » Le coté sexy et le rythme sensuel de la chanson
ont frappé de façon considérable le public. Un air, emprunté à un titre de Papa
Charley Jordan. Le disque a été vendu à presque un million d’exemplaires.» Ce qui
a étonné les deux hommes, mais ont surtout partagé quelques 4.000$ de droits.
Ils tournèrent ensuite sous le nom des « Georgia Tom » En 1932 Dorsey quitte le blues pour le gospel. La grande
dépression frappe et la carrière de Tampa Red semble terminée. Entre les 7 mai
1932 et 22 mars 1934, il n’a rien enregistré. Trois événements ont contribué à
sa résurrection : l'abrogation de la prohibition, l’avènement du Juke-box et un
contrat avec RCA Victor en 34.
Tampa a enregistré une variété de boogie-woogie, (un truc
qui me botte depuis longtemps, inséparable de la musique black, en l’écoutant
les cul-de-jatte tapent des pieds) des classiques comme "Nobody's
Sweetheart ","Shake It Up A Little", et d'airs plus R&B « Mr.
Rhythm Man et naturellement, du blues "Anna Mae Blues »
Dans les années 40 le son de Tampa avait évolué. Les plages
comme «You're Donna Miss Me Wren I'm Gone" et "Mercy Maman
Blues" ont un son beaucoup plus urbain, annonçant l'avenir du blues
modernes. Ses paroles étaient toujours aussi crues que dans le temps, ce qui
lui vaut que certaines de ses reprises seront édulcorées. Vingt ans après son premier
succès, Tampa retrouve le devant de la scène avec des titres comme «Wren This
Go Wronski Witt Youp (Fit Hurts Me Too)" un tube qui se classa en haut des charts mieux
encore que la version d’Elmore James. En 1954, son épouse décède et cette perte l’anéanti. Il a
vécu le reste de ses jours en retraite du côté de Chicago et il est mort dans
la maison de repos à Chicago le 19 mars 1981.
Sans ces bluesmans, connaîtrions-nous les Beatles et autres
Stones ? Qui d’ailleurs n'oubliaient jamais à leurs débuts de chanter le
blues en hommage à tous les types que je cite sur ce blog.
Le plat du Jour : Turentine Blues
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