Cet excellent pianiste de Blues, plutôt boogie-woogie, s’est forgé un nom en plus de son talent pour son humour décalé et quand il crie " Shake Baby Shake " la salle entière était désorientée. C’est l’un des premiers pianistes de blues que j’ai entendu dès mon plus jeune âge.
Ses origines sont empruntes de mythes et légendes, notamment lorsqu’il parle de ses parents morts dans un feu mis par le Ku Klux Klan, pour ensuite admettre qu’il ne s’agissait que d’un accident. Par contre on sait qu’il fut élevé dans un foyer d’enfants abandonnés noirs de la Nouvelle-Orleans (Louis Armstrong également a passé ses années formatrices là).
William Thomas Dupree dit Champion Jack Dupree est né à La Nouvelle-Orléans, le 4 juillet 1910 d'un Français et d'une métisse Indienne Cherokee. Il débute dans la carrière, en partant en 1930 vers Chicago et Detroit. Depuis 1935 il jouait dans des boites à Indianapolis. Puis il continua la musique en même temps qu'il apprenait la boxe. Il devint champion des poids légers en Indiana.
En 1940, Dupree a fait son début d'enregistrement chez Chicago A&R et les disques d'OKeh. Lors des années 1940-1941 il a produit pour une filiale de Colombia une série de morceaux très New Orleans. Début 1949 ""Junker's Blues" dans le style Fats Domino.
Marines pendant la deuxième guerre mondiale, il fut prisonnier de guerre japonais pendant deux années. Libre, il a passé la majeure partie de son temps à New York et est rapidement devenu un artiste prolifique d'enregistrement, pour Continental, Alerte, Apollo, où il a enregistré ""Shimny Sham Shimmy" in 1953), souvent à la compagnie du "brownie" McGhee King Record’s signe Dupree en 1953 qui passe ensuite avec Corral en 1955 d’où est sorti un tube ""Walking the Blues Puis," Let the Doorbell Ring," et " Mail Order Woman. Après une année sur des filiales de Vik de RCA's, Dupree a sorti un LP célèbre pour Atlantic, sur lequel on retrouve " Stack-O-Lee," Junker's Blues," et "Frankie & Johnny" " puis "Nasty Boogie." Dupree fut l’un des premiers bluesmens à sortir du pays pour mener une existence européenne, moins raciale dès 1959. Il a vécu dans une variété de pays, continuant à enregistrer pour Storyville, Decca (avec John Mayall et Eric Clapton prêtant une main à une date 1966) Il vécut d’ailleurs longtemps à Paris
Il participa aussi au New Orleans Jazz & Heritage Festival et au Chicago Blues Festival en 1991
Pressentant la fin de sa vie, Dupree est revenu à la Nouvelle-Orléans en 1990 pour sa première visite en 36 ans. Deux nouveaux albums paraissaient bénéficiant de nouvelles technologies musicales juste avant son décès en 1992 à Hanovre en Allemagne, Je vous propose un morceau récent. « I want To Be Happy » qui date de 1964.
|