 Dans le monde du blues il y des phénomènes, Taj Mahal en est un . C’est par le reggae que j’ai connu cet étonnant musicien avec son sublissime Album « Mo’ Roots »
Il est tout à la fois, chanteur, instrumentaliste, compositeur et arrangeur et joue un rôle important dans le monde de la musique noire américaine. Après un blues traditionnel à la guitare métallique, il entre dans la World music avec un talent époustouflant. Il fusionne toutes les musiques afro-américaine y compris d’Amérique latine et les musiques des Caraïbes. On retrouve les rythmes latins, jazz, de la soul et du R&B toujours dans l’esprit du blues.
Il est né Henry Claire Fredericks à Harlem en mai 42 (mon aîné) et a grandi à Springfield, (Massachusetts) Ses parents religieux encouragèrent leur rejeton à « faire « de la musique Son père, natif des Caraïbes, avait une vaste collection de disques dans laquelle Taj trouvera l’inspiration. Il apprend le piano mais laisse tomber très vite. En plus du piano, il a appris la clarinette, le trombone et l'harmonica, mais aime aussi et surtout chanter. Il découvre la guitare du grand père et s’y colle sérieusement. Adolescent il est un jeune virtuose de Caroline du Nord et fan des grands aînés, tandis qu’étudiant en agriculture, il s’intéresse à l’étude des formes plus anciennes de musique afro-américaine. Dès 1960 il prend le nom de Taj Mahal (le Palais en Inde) et se lance dans le métier dans diverses petites formations. En 1964 il apparaît dans les clubs de L.A.
Il a travaillé avec Otis Reding, Les Temptations, Martha et les Vandella, entre deux voyages. Et côtoyé les plus grands bluesmans et les musiciens vedettes caraïbéens. Ce qui ne l’a pas empêché pas d’enregistrer des musiques hors du blues et réaliser de grands sucés comme en 1973 une bande son pour "Sounder". Puis, en 74,le célèbre Mo’ Roo’ts renommé World Music sur le CD. Malheureusement il manque la magnifique pochette du vinyl, un véritable scandale. Autre scandale pour les puriste du blues pour son incursion dans le reggae C’est l’une des rares fois qu’il fallut faire la queue pour acheter ce disque à la FNAC. Ce que je fis pour un unique exemplaire par personne, les autres furent en premier Bob Marley « No Woman no Cry », ensuite Billy Cobham pour « Spectrum » et le dernier LKJ pour « Voice Of Victory ». Peu présent sur le marché dans les années 80 occupé à la recherche musicale à Hawaii où il habite, il est revenu à l’enregistrement et aux tournées dans les années 90 et continue un carrière très remarquée et reçu un Grammy en 1997 après avoir été nominé 9 fois. En même temps, Taj a continué à explorer la musique du monde. Il a rejoint les musiciens classiques indiens sur "Mumtaz Mahal" en 1995, a enregistré l'île sacrée, un mélange de la musique hawaïenne et des blues, en 1998. Il apparaît avec Toumani Diabate, joueur malien de kora pour Kulanjan en 1999. Depuis 2000, Taj a enregistré, « Shoutin ». Sa carrière s’est déroulée en dehors des majors du disque et enregistré pour des studios indépendants, quoique chez Columbia il fit de beau sucés commerciaux. IL a sa propre étiquette les disques Kanju et déclare à tous vents qu’il se destine à lancer les jeunes talents. Il se produit avec un combo composé de la basse de tambours et d’une guitare d’un piano et d’un banjo dont il joue lui-même.
Je vous invite à écouter, tiré de ce fabuleux album, un extrait de « Johnny To Bad ».
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