Nous sommes maintenant dans le blues plus rustique finit les
accords super électriques des grands que nous venons d’écouter. Ici ce n’est
que de la guitare traditionnelle du Blues, celle que j’ai découverte il y a
bien longtemps maintenant.
Voici un autre du blues, Lightnin’ Hopkin. Ce bonhomme a
enregistré pour une ribambelle de labels, Vee-Jay ; Bluesville chez lequel il
grava son premier tube « Mojo Hand », un classique, en 1960, Prestige
et Verve. Lightnin' Hopkins a enregistré un nombre incalculable de disques
(plus de 85) faisant sans doute de lui un des bluesmen les plus prolifique de
l'histoire. Il avait pour particularité d‘exiger d’être payé pour toute
prestation sur scène ou sur disque. Un patron, une figure fascinante. L’un des
derniers grands bluesmans guitaristes texan de l’époque qui sut allier l’ancien
et le nouveau blues, lui aussi. La dextérité de son jeu lors de ses riffs
est reconnaissable, qu’il soit à la guitare sèche ou électrique.
Né le 15 mars 1912 au Texas, il s'initie très jeune à la
musique : à huit ans il confectionne sa première guitare avec une boîte de
cigare et du grillage à poule pour les cordes et à dix il débuta avec ses deux
frères dans le monde du blues. En 1920 il rencontre Blind Lemon Jefferson, le
grand maître de l’époque, guitariste aveugle qui laissa son nom dans
l’histoire, et eut la chance de jouer avec lui, et lui servira de guide. Il
continua avec un autre grand du blues/country Texas Alexander en duo.
Emprisonné au milieu des années 30, sa carrière débutante en pris un sérieux
coup. Mais ils continueront jusqu’en 1946 où ils furent découvert par Lola Anne
Cullum, un ponte d’Aladdin, qui produisait Almos Milburn le pianiste label qui
se spécialisera vers le R&B et signe avec Lightnin’. Mais c’est avec un
autre spécialiste du piano qu’il jouera : Wilson "Thunder"
Smith qui le baptisera Lightnin (éclair en français et Thunder : tonnerre).
Il enregistrera avec lui « Katie May » le 9 novembre 1946, à L.A. Parmi les titres
«Short Haired Woman » « Abilene », "Big Mama Jump ». En
1949 il enregistre pour Modern/RPM en solo avec une petite section de rythme «Tim
Moore's Farm » c’était un peu R&B. Puis, ce sera «Give Me Central 209 » et
«Coffee Blues », qui rentrent dans les hits parades en 1952.
Il signera ensuite pour mercure et le Decca. En 1954, une
série remarquable de petits succès "Lightnin's Boogie,"
"Lightnin's Special," et "Hopkins' Sky Hop » avec le
batteur Ben Turner et Donald Cooks le
bassiste (célèbre pour ses doigts ensanglantés lors de sessions torrides)
Son style a connu un déclin, la clientèle de jeunes noirs et
maintenant blancs, recherchait du plus moderne, du rock and roll. Il revint sur
le devant de la scène en 1959 à Houston, pratiquement oublié mais relancé par
Sam Chambers. Heureusement, le folkloriste Mack McCormick redécouvre le
guitariste, et le présenta comme un des piliers du blues. Il enregistrera, sur
une guitare empruntée pour Folkways un LP entier en solo. Depuis il est passé à
la télé, puis a fait plusieurs tournées en Europe avec la mode du Revival.
Hopkins se tourne alors vers une guitare acoustique et
devient une célébrité lors du renouveau du folk blues des années 1960. À la fin
de cette décennie, il fait l'ouverture de grands groupes de rock psychédélique
comme le Grateful Dead et Jefferson Airplane. En 1968, il enregistre même un
album accompagné par le groupe de rock les 13th Floor Elevators. Il meurt le 30
janvier 1982 d'un cancer de l'œsophage à Houston. Ses funérailles furent un
événement dans la profession.
Je vous propose d’écouter «Coffee House blues».
Merci qui ?
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