Le terme rhythm and blues fut introduit en 1949 par Jerry
Wexler, futur producteur de la firme Atlantic Records. Il remplacera peu à peu
l'expression race music, trop
péjorative. Ce style de musique a été petit à petit utilisé pour décrire tout
type de musique contemporaine populaire parmi la population afro-américaine.
Bien que réutilisé depuis la fin des années 1990 en Europe (et notamment en France,
ce qui n’a rien à voir, ce R&B ce truc commercial est au R&B ce qu’est
le skaï au cuir)
À ses débuts, le R&B, prédécesseur du R&Roll était
essentiellement noir fortement influencé par le jazz, le boogie, le blues, la
jump music, et surtout le gospel. Les années 1940 marquent la charnière entre
le jazz et le rhythm'n'blues : le saxophone et le piano seront alors les instruments
rois de ce genre musical.
Le terme deviendra soul, funk, disco, mais le genre fut une
des influences majeures de nombreux jeunes musiciens britanniques formant les
groupes qui renouvelèrent le rock, les Rolling Stones et les Who par exemple. Le
R&B, notamment dans sa version New- Orleans, eut aussi une influence
majeure en Jamaïque où les musiciens locaux en firent la base de ce qui
deviendra le ska. J’en parlerais plus tard
Comme nous sommes au confluent de tous ces styles, il est indispensable
de parler de Joe Liggins qui fut un des sorciers qui donna naissance au R&B.
Ce grand monsieur est presque inconnu du grand public en France. J’avais un
vinyle qui craquait un max et j’ai trouvé sur Internet un CD remasterisé (5 €).
On dirait un enregistrement récent tant la technique est évoluée. Y sont forts
ces ricains !
Né en 1915 à Guthrie, Oklahoma, Liggins,
pianiste, chanteur et arrangeur, émigre à San Diego en 1932. A Los Angeles, en
1939, il tourne avec plusieurs formations notamment « California Rhythm Rascals » avec laquelle il enregistre
« Honeydripper » en 1945, (mécontent du résultat il arrange lui-même
la bande). Un tube qui a plafonné dans les Hits parades vers la fin des années
40, début 50. Et «"Pink Champagne
cinq ans après. Ensuite ce sera «Got a
Right to Cry », « Tanya » avec
Earl Hooker (le frère de l'autre) «Little
Joe's Boogie » et «Frankie Lee
En 1950, Joe embauche son Jimmy de frère, qui travaille pour
Specialty. Il subira ensuite le sort de beaucoup de ses confrères devant la
montée en force du R&R’, noir ou blanc.
Bien que ce genre de musique soit redevenu à la mode, il n’a
mené qu’un petit orchestre jusqu'à sa mort en 1987 à Lynwood,
Californie.
Je vous propose d’écouter « Pink
Champagne » Ce n’est plus du blues ni du jazz mais……çà swingue.
oooOOOooo
Il me faut maintenant tourner la page du Rythm & Blues.
Les puristes me reprocherons tel ou tel oubli, comme les grandes productions
Tamla, Smokey Robinson par exemple et tant d’autres. Mais j’aime moins cette
période et bon ! je ne fais pas ici de l’histoire de la musique.
N.B. Si j’ai une remontée de R&B, par contre je
n’hésiterai pas à en parler. On n’est pas à l’école tout de même !
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