Avant de remonter aux sources, il faut faire un petit tour
d’horizon sur la black music dans son ensemble. C’est pourquoi il faut citer Louis
Prima qui était un showman type. Son style est un chant fort, brillant et
dansant. C’est le but de ce style dont Louis Jordan est le maître incontesté. C’est,
là aussi un mélange de blues, R&B, jazz et musique de variété dont l'un des
titres titre phare est « Angelina »
un tube italiano-américain. Par contre Louis Prima a fait un titre mondial et génial
encore aujourd’hui « ''Just a
Gigolo''» Pour la petite histoire, en studio il enregistre à la suite
« Ain’t a got Nobody …. Car il restait du tyemps pour enregistrer, et
aujourd’hui toutes les reprises de ce titre comportent la même spécificité. Or
il s’agit bien de deux morceaux. Par la suite il a enregistré plus de 70 titres
à New York pour différentes maisons de disques de 1934-39, c’est dire sa
popularité.
Il est né le 7 décembre 1910 à la Nouvelle-Orléans
de parents immigrés italiens. Enfant il a étudié le violon, ensuite vers ses 14
ans il apprend la trompette qui sera son instrument de prédilection et
trimballera son vieil instrument sur les routes notamment avec Red Nichols.
Dans les années 20, il deviendra professionnel à l’instar de Louis Armstrong,
sont idole dont il prendra d’ailleurs les intonations et le phrasé.
En 1934 il émigre a New York où, au début il a barouda pour
trouver le travail. Bientôt il intégrera un orchestre de New Orleans, style
très répandu à cette époque dans la population noire des Etats du Sud. Le
groupe devint rapidement populaire, enregistrant pour plusieurs Majors au cours
des années suivantes. En dépit de ce succès, il est resté relativement inconnu
au grand public ; il a pourtant crée en tant que compositeur '' 'Sing, Sing, Sing’ » un succès que
Benny Goodman a repris sous le titre ''Swing,
Swing, Swing vers la fin des années 30. En 1939 il forme son propre groupe. Connu en tant
qu'orchestre de rythme de danse cette foi-ci, période ou il enregistre le
fameux ‘‘ Angelina, '' en1944.. D'autres chansons populaires écrites ou
exécutées par Prima pendant les années 40 sont ''Bell Bottom Trousers » et ''Robin Hood » que chantera Les Brown 1945.
En 1948 il engage Dorothy Keely 16 ans comme remplacante de
sa chanteuse attitrée avec laquelle il joue et chante son titre fétiche, "Down Yonder In New, ainsi que 'Jump, Jive, and Wail ». Louis Prima, un peu
gueulard trouve ainsi un autre registre plus romantique. Le duo restera célèbre
d’autant plus qu’il épousera celle qui se nommera doprénavant Keely Smith. En
1950 il laisse tombé son orchestre pour se produire dans les boites de nuit,
notamment à Las Vegas, où une grande carrière s’annonçe pour lui dès 1954. Un
nouvel orchestre est né et se produit à l'hôtel du Sahara. Il obtiendra un grand succès qui lui permet de se produire
à la télévision et dans des films. C’est maintenant une grande vedette de
variété, il signe avec Capitol pour enregistrer « A Just Gigolo » et ''Oh, Marie » En 1958 lui et Smith gagne un Grammy pour leur
interprétation de '' 'That Old Black
Magic'. Qu’il présente dans son tour
de chant à l’Hôtel du Désert, où il conforte sa popularité et qui lui amène de
fabuleux contrats. La même année il chante 'Buona
Sera' et c’est un tube.
Son divorce ne lui amènera que des ennuis, notamment dans
une vaseuse histoire de rupture de contrats ; il perd sur les deux
tableaux. Retiré du monde musical, il a enregistré un dernier album pour Capitol
en 1962. En 1967 Prima a essayé de surmonter
le coup en enregistrant « When The
Saints go Twistin’ » sur l’air « When The Saint’s Go Marchin’
In »
En 1967, il signe avec Disney où il prend le rôle chanté du
fameux «King Louis », pour le doublage musical dans le « Livre de Jungle »,
un énorme succès qui lui maintient la tête hors de l’eau et pour lequel il
obtiendra un disque d'or.
En 1975 il subit une
opération chirurgicale destinée à lui ôter une tumeur au cerveau. Pendant
l'opération il est tombé dans un coma et n'a jamais repris conscience. Louis
Prima est décédé en 1978.
La carrière de ce grand nom de la musique populaire des
Etats-Unis s’est orientée vers la variété mais il ne faut pas oublier qu’il
était à ses débuts un jazzman. Son incursion dans le domaine du blues est plus
anecdotique. Aujourd'hui un extrait presque complet de "hey ! Ba! Ba! Re Bop" , le tube de Lionel Hampton qui m'initia, entre-autre, à cette musique.
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