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Tout doucement, nous allons passer du blues pur et dur pour le jazz, une autre racine de la musique noire américaine. Après les guitaristes et pianistes de blues (j’en oubli ou je n’est pas de leurs enregistrement comme Willie Smith le Lion dont j’ai perdu le seul disque que j’avais de lui. Perdu ?), après Count Basie voici le Duke. Je ferais une séance de rattrapage en comblant mes lacunes dans tous les domaines de la black music.
Edward Kennedy Ellington, est né en avril 1899 à Washington. Son père, maître d'hôtel dans des maisons bourgeoises, lui transmit le goût pour l'élégance, ce qui lui valut dès le collège le surnom de Duke (duc). Duke Ellington est considéré comme l’un des plus grands et des plus prolifiques compositeurs du XXe siècle, ayant développé de nouvelles idées symphoniques basées sur l'expression, l'intonation du jazz et du blues et ayant laissé au jazz de nombreux standards. Après avoir hésité à étudier les arts graphiques, Duke Ellington fit ses débuts musicaux à 17 ans comme pianiste au Poodle Dog Cafe, dans sa ville natale. En 1918, il monta son premier orchestre avec plusieurs musiciens qui le suivront le reste de sa carrière . Le succès ne fut pas au rendez-vous.
En 1919, sa femme lui donne un fils qui suivra la même carrière musicale. En 1923, il fonda un ensemble, les Washingtonians, avec qui Sidney Bechet a joué brièvement.(malheureusement, il n'a jamais enregistré avec eux), avec lequel il allait conquérir New York. En 1927, le son orchestre fut engagés au fameux « Cotton Club de Harlem », où ils développèrent le style "jungle". Le morceau "East St. Louis Toodle-Oo" est un bon exemple de ce style de jeu. Ensuite ce groupe deviendra « Ellington's Orchestra » et enregistrera son premier disque en 1924 ( "Choo Choo (Gotta Hurry Home)» et «Rainy Nights (Rainy Days)", mais deviendra célèbre à l’arrivée d’Irving Mills devint leur chef et éditeur en 1926. En 1927, le groupe ré-enregistré les versions de "East St. Louis Toodle-Oo", fait ses débuts "Black and Tan Fantasy" et "Creole Love Call » qui resteront des pièces maîtresses Nombre de solistes de talent rejoindront cet ensemble, qui perdura jusqu'à la mort d'Ellington. Citons, notamment, Harry Carney, Johnny Hodges, Paul Gonsalves, Barney Bigard, Cootie Williams, Bubber Miley, Tricky Sam Nanton et Juan Tizol. Sans compter les grands chanteurs et chanteuses de Jazz et de blues.
Il continua à faire des tournées à travers les Etats-Unis et l'Europe, ainsi que dans le reste du monde dans les années 1960. Aux Etats-Unis, on le décora de la Médaille présidentielle de la liberté en 1969 ; en France, il reçut la légion d'honneur en 1973. Son orchestre fut repris par son fils Mercer, après sa mort, en 1974.
Comme beaucoup de ses confrères c’est une émission de radio qui le rendra célèbre en lui offrant une assise financière indispensable, car il fallait s’attacher durablement de grosses pointures comme Barney Bigard et Cootie Williams par exemple. Ellington et Bigard allait plus tard co-écrire un tube "Mood Indigo" en 1930. Contrairement à beaucoup de leurs contemporains, l’Ellington Orchestra a été en mesure de faire le passage du Jazz Hot de 1920 à la musique swing des années 1930, La chanson "It Don't Mean a Thing (If It Ain't Got That Swing), en témoigne. Avec lui Armontrong réussira cet exploit Tout au long des années 50/60 il continuera son œuvre avec les standards que sont "", "Perdido", "The 'C' Jam Blues" et "Satin Doll". Dans les années 1960, Duke a écrit plusieurs pièces religieuses, (Il était pourtant franc-maçon) et composé "The Far East Suite". Il a également collaboré avec un groupe très diversifié de musiciens dont l'histoire s'étend sur les styles de jazz. Il a joué en trio avec Charles Mingus et Max Roach, le Louis Armstrong All-Stars et le John Coltrane Quartet, et il avec Count Basie une session de double big-band. Son fils Mercer a repris les rênes du groupe à sa mort le 24 mai 1974 à New York. Je vous invite à écouter « Take the 'A' Train »
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