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 La mort d’un proche est d’abord la douleur des parents, frères et sœurs. La mort d’une personnalité est aussi un deuil pour ceux qui l’aiment. La mort d’une Star du Show’bizz est une perte et un deuil international pour ses fans et une aubaine pour les médias. Et la mort d'un maçon tombé du toit, en plein boulot est d’une autre nature. C’est le lot du monde moderne ou la disparition de Michael Jackson crée plus de peine en Afrique en pleine brousse que le cousin qui s’est noyé en pleine mer en tentant d’aller vers l’Italie. Banalités ! Pas tant que cela. Voilà un phénomène de la musique noire américaine, qui comme beaucoup de ses prédécesseurs est mort tragiquement. Assassinat pour Marin Gai, surdose pour Hendrix, accident d’avion (déjà) pour Otis Redding et d’autres comme Charlie Parker et Billie Holliday rongés par l’alcool et les drogues. C’est la tragédie du Blues. Michael Jackson a su surfer sur la musique noire et arriver à un style qui pourrait lui sembler propre. Or, derrière chaque note et syllabe, surfant sur ses succès on « sent » la patte de Quincy Jones, un grand arrangeur qui de plus sait concocter des tubes.
Les idoles et modèles de ces chanteurs noirs sont pratiquement tous les mêmes, eux mêmes s’inspirant des anciens comme Mudddy Water et J.L Hooker, plus récemment les show-man comme James Brown, « THE FATHER » qui n’hésitait pas à ses débuts, d’inscrire à son répertoire les succès des premières vedettes noires du métier, parmi lesquelles Little Richard. Jackson a su toucher le public blanc, sans trop dénaturer la fibre du son « Black ». C’est donc une dernière étoile du blues qui disparaît, du fin fond du Sud- Américain et plus encore de l’Afrique.
Pour moi, sa voix, voix auxquelles j’apporte beaucoup d’importance, n’avait rien d’extraordinaire surtout devenu adulte et je ne dirais rien sur sa façon de mener sa vie, son mariage mythique avec la fille du King, son désir maladif et probablement létal de s’arracher de sa condition de noir, qui sans jeu de mots, lui collait à la peau, car c’est son histoire. C’est probablement « à contrario » une victime du racisme et des éditeurs de musique.
Et des médias, car dans la mémoire collective restera l’image d’un personnage fabuleux mais, également celle d’un individu trop trop proche de jeunes gamins. Histoire dont il s’est débarrassé à coup de millions de dollars de compensation. Vrai ou pas, voilà ce qui restera de lui, avec des tubes qui, il faut le souligner sont bons, vulgarisés à force de tourner sur les radios tout de même. C’est pourquoi je vous propose d’écouter, un tube commercial chanté par Jackson, adolescent et son créateur Jackie Wilson : » Doggin’ Around » . Blues pas mort et vive PRINCE.
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Après avoir passé ces derniers temps à collectionner des titres de plusieurs artistes de R&B ce qui représente un bon boulot, j’arrive environ à bientôt 15.000titres sans compter le Blues et la World Music. Un passe-temps de retraité facilité par les nouvelles technologies à la disposition du tout-venant. A noter que la plupart sont exemptés de droits d’auteurs et le reste ne concerne que ma collection personnelle. CE qui ne m’empêche pas de vous prêter un morceau de musique que vous me rendrez bien évidemment.
Je reprend du service en vous parlant de Fird Eaglin Jr, plus connu sous le surnom de Snooks Eaglin, un artiste de blues né à La Nouvelle-Orléans en 1936. Aveugle dès son plus jeune âge, on lui offre une guitare à l’âge de 5 ans avec laquelle il commence à jouer en écoutant la radio dont un personnage Baby Snooks lui valut son pseudo. Plus tard, Eaglin abandonne ses études pour rejoindre les "Flamingoes", un groupe local formé par Allen Toussaint. Il ne le quittera qu'à sa dissolution, au milieu des années 1950. Comme beaucoup de ses collègues il a souvent joué dans les rues entre ses tournées ou lorsque le travail de studio manquait ; c'est là qu'il sera découvert par Harry Oster, un folkloriste de l'Université de la Louisiane. Considéré comme un superbe bluesman, son style vocal rappelle celui de Ray Charles. C'est probablement dans son disque « That's All Right « qu'il en fait la meilleure démonstration. Il se spécialisera en enregistrant de grands tubes et classiques qui vont du blues jusqu’au RNB en passant par le rock, ce qui en fait une musicothèque vivante. Mr « Juke-Box Man »
Ses premiers enregistrements en 1958 sont en solo acoustique très folk-blues avec un répertoire très éclectique, qui démontre un éblouissant « fingerpicking » Mais il voulait avec un groupe faire du RNB, c’est Dave Bartholomew ( Compositeur, arrangeur et accompagnateur de Fats Domino) qui lui a accordé la possibilité, en 1960. Les résultats ont été sensationnels. Premiers succès « Yours Truly » , "Cover Girl," "Don't Slam That Door" et "That Certain Door" chez Impérial (contrat 1963) furent régionaux. Il aura une audience plus large en enregistrant chez Black Top Records dans les années 1980. Ses plus récents enregistrements datent 2002 avec « The Way It Is » et 2005 De ce grand guitariste et chanteur, je vous propose une interprétation acoustique de « Lucille » un tube de Little Richard.
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 Eartha Kitt est née dans une plantation de coton en Caroline du Sud, d'une mère noire Cherokee et d'un père blanc, elle est envoyée à l'âge de huit ans chez un oncle à Harlem. A la demande d'un ami, elle auditionné pour le célèbre « Katherine Dunham Dance Troupe ». Elle a obtenu un poste de vedette la chanteuse et danseuse, et dès l’âge de 20 ans, elle a tourné avec le groupe dans le monde entier.
Chanteuse de variétés, fortement influencée par le jazz, avec sa voix rauque et suave, Eartha Kitt chantait en 10 langues différentes et s'est produite dans une centaine de pays. En 1967, elle joue Catwoman dans la populaire série télévisée Batman. Elle s'était fait connaître dans « Mrs. Patterson » en 1954-55. Elle a remporté deux Emmy Awards. Eartha Kitt était connue pour sa polyvalence artistique. Parmi ses titres-phares, I love a man, repris en français avec Voulez-vous coucher avec moi ce soir, My Funny Valentine, Where is my man, C'est si bon et Santa Baby, repris chaque année à Noël. En 1968, la carrière de « Miss Kitt » prend un coup. Lors d'un déjeuner organisé par la femme du Président Jonhson à la Maison-Blanche, elle se prononce contre la guerre du Vietnam. Jusqu'en 1974, elle est obligée de travailler à l'étranger, classée sur la liste noire aux Etats-Unis. Lors d’une représentation à Paris, elle est repéré par un propriétaire qui lui signe un contrat et depuis a acquis la célébrité et de nombreux admirateurs, notamment Orson Welles, qui l’a appelé «la plus excitante femme dans le monde", et qui la fera tourner dans sa célèbre production de "Dr Faust". Dès son retour aux States, elle a joué vingt semaines à l'Ange Bleu - un record encore intacte pour artistes de cabaret - avant de passer au « Village Vanguard ». Elle poursuit une carrière qui l’amènera a enregistrer une succession de best-sellers au « Persian Room », « l'Empire Room », et à Londres au « Talk of the Town ». Eartha Kitt retourne à Broadway dans la dramatique "Mme Patterson," pour lequel elle a reçu une autre nomination. On la verra en compagnie de Sidney Poitier et Sammy Davis, Jr. Kitt a chanté dans une centaine de pays et a été honoré avec une étoile sur le Hollywood Boulevard Walk of Fame en 1960. En 1982, un long-métrage documentaire sur sa vie intitulé «tout seul» a été produit par le réalisateur Christian Blackwood. Au cours des dernières années Eartha Kitt a été active que jamais et n'a pas l'intention de ralentir. Son album "Back in Business" a été nominé pour un Grammy Award en 1996. Eartha Kitt est le porte-parole national pour le Projet sur la croissance, un logiciel qui enseigne aux familles sans-abri à cultiver leur propre nourriture et se nourrir. Elle habite à New York. Sa dernière apparition sur les scènes de Broadway remonte à fin 2003. Elle s’éteint au Connecticut a l'âge de 81 ans a la suite d'un cancer du côlon, le jour de Noël, en date du jeudi 25 décembre 2008.
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Miriam est né le 4 mars 1932 en Afrique du Sud en prison. Sa mère étant condamnée pour avoir fabriqué de la bière clandestinement pour se faire un peu de sous dans un pays au bord de la famine. Son père meurt lorsqu’elle a cinq ans. En 1947, les nationalistes afrikaners gagnent les élections et plongent le peuple noir dans l’arbitraire et la violence. C'est le début de l’apartheid. Zenzile Makeba Qgwashu son vrai nom est bonne d’enfants puis laveuse de taxis, et vit seule avec sa petite fille Bongi et sa mère. C’est là qu’elle commence à chanter, presque par hasard, avec les Cuban Brothers, puis devient choriste du groupe Manhattan Brothers, en 1952, qui lui donne son nom de scène, Miriam. Si elle devient très rapidement une vedette, elle se sert de son nouveau métier pour dénoncer le régime de l'apartheid. En 1956, elle écrivit son plus grand succès, la chanson « Pata, Pata » avec laquelle elle fait le tour du monde. En 1958, elle fonde le groupe The Skylarks (Les Alouettes). Cette chanson sera d'ailleurs « malheureusement » reprise en français par Sylvie Vartan «Tape Tape » en 1980. En 1959, elle est contrainte à un exil qui durera 31 ans, en raison de son apparition dans le film anti-apartheid « Come Back, Africa » du cinéaste américain Lionel Rogosin. Lorsque sa mère meurt en 1960, elle ne peut assister à ses obsèques, du fait de son interdiction de séjour en Afrique du Sud. De nationalité sud-africaine, elle sera naturalisée guinéenne dans les années suivantes Elle n’y reviendra qu'à la libération de Nelson Mandela. Elle ne cessera de prononcer des discours anti-apartheid et d’appeler au boycott de l’Afrique du Sud devant les Nations Unies. Parfois surnommée Mama Afrika, elle chante en zoulou, en zhoxa, en tswana. Ses mélodies chantent la tolérance et la paix. Elle vit partout, libre et traquée, aux Etats-Unis, en Guinée, en Europe.(1) Elle est devenue le symbole de la lutte anti-apartheid. Dans ses chansons, pas d'amertume mais une dignité à toute épreuve. En 1966, Makeba reçoit un Grammy Award pour son disque « An evening with Harry Belafonte & Miriam Makeba » et devient la première Sud-Africaine à obtenir cette récompense. En 1985, sa fille Bongi décède en Guinée des suites de son accouchement. En 1987 Miriam rencontre à nouveau le succès grâce à sa collaboration avec Paul Simon dans l'album « Graceland ». Peu après, elle publie son autobiographie Makeba: My Story. Son mariage en 1969 à la Trinité avec le militant non-violents des droits civils afro-américain Stokely Carmichael, chef des Black Panthers, lui cause des ennuis aux Etats-Unis. Elle s'exile à nouveau et s'installe en Guinée où elle copinera avec le Président Ahmed Sékou Touré et son épouse. Miriam Makeba est décorée par la France au titre de Commandeur des Arts et Lettres en 1985 et devient Citoyenne d'Honneur 1990, (la même année Nelson Mandela la persuade de rentrer en Afrique du Sud) En 1992, elle interprète le rôle de la mère (Angelina) dans le film « Sarafina! » qui raconte les émeutes de Soweto en 1976. En 2002, elle reçoit le Polar Music Prize. Elle avait annoncé en 2005 qu'elle mettait fin à sa carrière, mais elle continuait à défendre les causes auxquelles elle croyait. Le 9 Novembre 2008, elle a un malaise lors d’un concert de soutien organisé pour le soutien de l'écrivain Roberto Saviano dans sa position contre la Camorra, elle a été emmenée à la "Grande Pineta" hôpital où elle se sentit mieux, cependant après avoir bu un cognac, elle a subi une deuxième crise cardiaque. Elle est décédée ce lundi 10 novembre à l'âge de 76 ans à Naples.
Dans son message de condoléances, Nelson Mandela a déclaré qu'il était "opportun que ses derniers moments ont été vécus sur scène, toujours en tentant d'enrichir le cœur et la vie des autres et de nouveau pour la bonne cause
J’ai bien sûr assisté en son temps à son spectacle à l’Olympia et son tube fait partie de ma collection personnelle, « Pata Pata » est tellement connu que je vous invite à écouter une autre chanson où l’on entend distinctement le claquement de langue spécifique du xhosa, la langue natale de son père : « Click Song » « Qongqothwane" . P.S .Elle aura tout de même vu avant sa mort, un métis à la tête des USA, tout un symbole car tous les artistes noirs des USA sont ainsi honorés.
(1) Elle a neuf passeports, et a obtenu la citoyenneté honoraire de dix pays, a également été déléguée guinéenne à l'ONU, poste pour lequel elle a remporté la Bibliothèque Dag Hammarskjöld, prix de la Paix en 1986.
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DONNIE ELBERT Donnie Elbert est né en 1935 à la Nouvelle-Orléans. Sa famille a déménagé à Buffalo trois ans plus tard où il a appris à jouer de la guitare et piano - influencé le plus profondément par les Drifters avec Clyde McPhatter, Elbert a co-fondé en 1955un groupe doo-wop appelé Vibraharps avec un copain Danny Cannon, il est guitariste, auteur et arrangeur tout en faisant en grande partie du background vocals.
Après avoir fait ses débuts enregistré sur leur single " What Can I Do?," Elbert et les Vibraharps se sépare en 1957. Il se tourna vers une carrière solo, et une démo lui a valu un contrat avec King label's son premier titre fut " Walk Beside Me ? » classé au top 20 et fut suivit de « Believe It or Not » Elbert démarre alors une belle carrière avec " haunting "Have I Sinned?"" un énorme hit régional en particulier à Pittsburgh.
Malgré avoir joué au New York City's Apollo Theater et participé aux tournées (Chitlin 'Circuit) des Afro-américains dans par exemple des boîtes de nuit, Elbert n’a guère de succès. Il a publié pas moins de cinq singles sur Deluxe en 1958 "Let's Do the Stroll "," My Confession of Love "," "I Want to Be Near "et" Just a Little Bit of Lovin », dont aucune n’aura d’impact commercial. IL a toujours lutté contre les choix de sa maison de disque en ce qui concerne sa carrière et après avoir achevé son premier LP « The Sensational Donnie Elbert Sings, il a finalement quitté le label en 1959, et reprend son envol en 1960 "Someday You'll Want Me to Want You » De là, il a signé avec Vee-Jay, ce qui donne naissance à un autre succès régional avec "Will You Ever Be Mine?", vendu à plus de 250.000 exemplaires dans la région de Philadelphie mais n'a pas réussi à décoller au niveau national. Après deux enregistrements chez Vee-Jay "Half as Old" et 1961 " I've Loved You, Baby " sortiront « Mommie's Gone » en 1962 puis "Nobody Knows" "Baby Cakes")et en1963 "Love Stew")et « Just a Cotton-Pickin' Minute" En 1965 chez Gatewaysort "A Little Piece of Leather" qui n’aura qu’iun succès limité aux USA mais qui par contre fera un tabac en Anglettere chez qui il est une idole.
Après un entrée unique dans les charts avec " Ou Red Elbert » il reprend la route et enregistre sa composition "Baby Walk Right In" titre qu’il a donné a son pote Darrell Banks, qui a accéléré le tempo, et retitré "Open the Door to Your Heart". Gros succès justifié d’ailleurs, mais son nom créateur n’apparaît pas. Après des années de procès il touchera néanmoins 50% des droits d’auteur.
Traumatisé il trouve en Angleterre un refuge dès 1966 et deux ans plus tard il réapparaît dans le métier avec "In Between Heartaches," pour Atco, suivi en 1969 chez Dram " Without You ", qui sera un exemple de Rocksteady pour les jamaïcains et apparait dans leurs charts. De retour aux states il sort en 1970 sur Bulle «Get Over Losing You," qui a atteint la place numéro 26. Un an plus tard, il refait surface sur la All-Platinum avec "Where Did Our Love Go", une reprise des « Supremes » enregistré deux ans plus tôt en Angleterre Numéro deux sur le R & B charts et 15 sur les pop chart avec "Sweet Baby" est à 30ème au R&B chart au début de 1972. Il enregistrera pour cette maison de disque un certain nombre de compositions de son cru, parmi les "A Little Piece of Leather», avant de signer avec Avco-ambassade.
Cependant, Avco ne peut concurrencer Motown malgré le succès des Four Tops "I Can't Help Myself » qui attendra la 14 ème place dans les charts R&B et déclarant forfait, licencie Elbert qui retourne chez Platinum, et refait surface en 1973 avec ""This Feeling of Losing You » suivi en 1974 de « Love Is Strange » Il quitte ensuite Platinum à la suite d’une autre controverse sur la paternité du tube mondial de Shirley & Co "Shame, Shame, Shame» crédité à Sylvia Robinson. Cette fois-ci les tribunaux lui donne tort et l’affaire resta pendante. En 1975 "You Keep Me Crying," Elbert enfin créé son propre label, l'éphémère A / O – avec "I Got Myself To Get Together» Au milieu des années 1980, il a finalement pris sa retraite de directeur de A & R pour Polygram, division canadienne. Et en 1989, à la suite d’un accident vasculaire cérébral il décède à l'âge de seulement 53 ans Je vous propose d’écouter sa voix de falsetto dans "Have I Sinned".
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